Rétro Transat 6.50- 2005 - communiqués de presse
Stanislas Maslard


Remerciements
Samedi 29 Octobre 2005 -23h.15
Allez ! on est pas tous les jours et à 24 ans 3ème de la Transat 6,50 ! lâchons nous et jouons la façon « Academy Awards ». Et dans la grande litanie des remerciements, commençons bien sûr par Stan qui ne nous aura rien épargné, émotions, suspense, performance… jusqu’au final « Tabarly-esque »… Merci aux médias, Normands ou nationaux qui ont cru comme nous en ce petit navigateur Havrais totalement inconnu. Merci Christophe D. pour un super sujet TV et un coup de fil du Japon. Les deux Steph (You’re the best). Merci à Quai 17, la structure qui a accueilli Stan à La Rochelle, Merci Jean Marie, merci aux proches, Charles, Véro, Dom… Merci aux sponsors et fournisseurs, Starvoiles à Sotteville, Nautic Services, All Mer au Havre…

Stan le Brésilien
Vendredi 28 Octobre 2005 -18h.55
24 heures après son arrivée épique dans la Baie de tous les Saints à Salvador, Stanislas Maslard commence tout juste à prendre la mesure de l"oeuvre" accomplie depuis le 17 septembre dernier et le départ de l'édition 2005 de la Transat 6,50. Les impressions lui reviennent en flash, désordonnées, entre images fulgurantes de phases de course et sentiments mêlés de plaisir, d'incertitude et de franche béatitude. Au top 50 de ses souvenirs à fleur de peau, ces dernières 48 heures de course où son "succès", cette troisième place inespérée, s'est construit, sur une envie et une détermination que lui même ne soupçonnait pas posséder. "Je partais pour faire 5ème, après cette première étape qui m'a énormément frustrée" raconte t'il. " J'ai peu à peu appris à entrer en phase avec mon bateau, et plus la course avançait, mieux j'étais avec lui, au point de lui demander des choses que je ne le croyais pas capable d'accomplir." Et de forcer ainsi son destin, reprenant 90 milles à Isabelle Joschke en trois nuits et créant un tel écart avec ses prédécesseurs au classement général que sa troisième place ne souffre d'aucune contestation. Depuis un an, Maslard le novice, Maslard le besogneux s'est métamorphosé. Le dur apprentissage du métier pluridisciplinaire de marin a forgé son caractère et c'est dans l'épreuve ultime, la grande transat en solitaire et sans la moindre assistance extérieure qu'il vient de se révéler, plus fort, plus mûr, plus constant. "j'ai appris à mieux me gérer. Mais j'ai surtout appris que je savais aller vite, en préservant le bonhomme et le bateau... " Que demander de plus à un navigateur solitaire??

Corentin, Alex et Stan...
Jeudi 27 Octobre 2005 -17h.19
Les arrivées se succèdent aujourd'hui à Bahia dans le sillage de Stanislas Maslard. Le Havrais, troisième au général, est allé à la rencontre de ses adversaires et néanmoins amis. Et c'est à l'arrivée d'Adrien Hardy que les trois héros de cette édition 2005, Corentin Douguet, Adrien Hardy et Stan se sont retrouvés pour un bain forcé dans port de salvador...

Podium à Bahia!
Jeudi 27 Octobre 2005 -14h.33
Stanislas Maslard a dépassé ses rêves les plus fous (et ceux de ses proches) en plaçant tôt ce matin (4 heures 30 locales - 9 heures 30 françaises)son proto 6,50 à la troisième place de la longue étape Puerto Calero-Salvador de bahia). A 6,8 noeuds de moyenne, il termine à un peu plus de 9 heures du grand vainqueur de l'épreuve le Nantais Corentin Douguet. Il s'est dans le même temps installé sur la troisième marche du classement général après sa 11ème place de la première étape entre la Rochelle et Lanzarote. Stan a réalisé une fin de course qualifiée d'"hallucinante "par bon nombre d'observateurs présents à Salvador. Il a, en 48 heures, repris coup sur coup Isabelle Joschke et Adrien Hardy qu'il a ensuite véritablement "déposé" en vitesse pure et au prix de longues heures de barre. Parti le 17 septembre dernier de La Rochelle pour sa première transat "initiatique" et avec des ambitions mesurées (entrer dans le Top ten), il réalise une performance de tout premier ordre. Sa trajectoire limpide, certes un peu plus longue que celle de ses camarades, lui a permis de se jouer des obstacles météos du parcours. "J'ai passé le pot au noir en une douzaine d'heures...." Il a aussi démontré une capacité à aller vite et longtemps, à bon escient et au bon moment, en préservant son bateau ; "Je n'ai rien cassé et le bateau est en super état". Son plan Lombard qu'il a fabriqué en 2003 au Havre l'a une nouvelle fois comblé. "Un grand merci à ma voilerie Rouennaise qui m'a confectionné une garde robe sur mesure pour cette course. Mon gennaker a été l'arme absolue lors des cruciales dernières 48 heures. j'avais la voile du temps pour accélérer." Car stan a mis du charbon comme jamais, conscient que chaque minute gagné sur Adrien Hardy ou Phil Sharp le rapprochait d'un podium totalement inespéré. Stan prend place sur le podium aux côtés des deux ténors et grands favoris de la course, Corentin Douguet et l'espagnol Alex Pella. La Transat 6,50 , réservée aux minis de 6,50 est bien la transat majuscule, originelle qui ne retient que les fondamentaux de la course au large ; un homme, un bateau et l'océan... point d'informatique embarquée, point de liaisons sattelitaires, téléphone ou autres décodeurs de carte. C'est sur son talent, son envie, son sens marin et sa gagne que Maslard vient de ganer ses galons de navigateur au large. Et de quelle manière!

Accélération
Lundi 24 Octobre 2005 -18h.21
Les deux protagonistes en tête de la Transat 6,50 ont placé une brusque accélération qui a relégué les postulants aux places d'honneur à plus de 100 milles de leurs sillages. Corentin Douguet et Alex Pella flirtent désormais avec les 200 milles parcourus par 24 heures à plus de 8 noeuds de moyenne. L'angle de vent est il devenu plus favorable? la mer s'est elle lissée devant leurs étraves? ca commence en tout cas à sentir drôlement l'écurie pour ces deux hommes. Derrière, la lutte est toujours aussi intense pour la troisième place. Avantage aujourd'hui à Adrien Hardy qui, bien calé sur la route orthodromique a passé Stan Maslard toujours fidèle à sa trajectoire Est. Le Havrais est à l'évidence allé moins vite que ses concurrents aujourd'hui. Il a lâché quelques précieux milles à ses principaux adversaires, y compris Isabelle Joschke pourtant elle aussi bien décalée dans l'Est. L'américain Phil Sharp, dans gereux pour Stan au classement gén éral, lui a aussi repris un peu de terrain. La position Est finira t'elle par payer? tout ce joli monde approche des côtes du Brésil. Les alizés vont commencer à s'essouffler et il va falloir commencer à composer avec les effets de terre. L'état physique des hommes et des bateaux est certainement entamé à l'heure où il convient dêtre au maximum de sa lucidité.

La pression monte
Dimanche 23 Octobre 2005 -18h.18
La bataille fait décidément rage à tous les échelons de la flotte de cette Transat 6,50 version 2005. L'espagnol Alex Pella, l'un des grands favoris de l'épreuve, s'est emparé hier du commandement et il faudra à Corentin Douguet beaucoup de courage et un brin de réussite pour l'en déloger. Une lutte aussi intense oppose plusieurs concurrents pour la troisième marche du podium sur laquelle trône depuis plusieurs jours Isabelle Jotschke. Stan Maslard apparait comme un candidat sérieux à ce fauteuil distant d'une quinzaine de milles seulement. Le contournement de l'île Fernando da Noronha que la jeune Franco-allemande va devoir s'imposer cette nuit pourrait faire les affaires du Havrais. Mais stan reste aussi sous la menace des très sérieux "clients" qui se pressent dans son sillage. Adrien Hardy est toujours présent et les Sharp, Lancry, Gladu ou Delamotte ont un podium au classement général à défendre... Stan évolue ce soir dans le Nord Est de la petite île brésilienne de Fernando da Noronha. Son écart avec les leaders de course est toujours d'environ 80 milles. A plus de trois jours de l'arrivée à Bahia, avec les caprices de la météo sous le continent sud américain à gérer, il n'est toujours pas défendu de rêver...

Maslard 4ème!
Samedi 22 Octobre 2005 -18h.11
Maslard poursuit sa remontée fantastique. Il est en quelques jours passé de la 10ème à la 4ème place ce soir. Les écarts avec le leader Corentin Douguet se sont dans le même temps singulièrement réduits et Stan a ramené un déficit qui dépassait les 110 milles il y a trois jours à 66 milles. Isabelle Jotschke s'accroche à sa troisième place. Si elle n'était pas autant décallée dans l'ouest, elle pourrait apercevoir dans ses rétroviseurs le bateau rouge de Stan pointer à moins de 40 milles de son sillage. C'est ce fameux décalage en latéral Est-Ouest qui, ajouté à la fatigue des solitaires en course depuis 2 semaines, rend cette dernière ligne droite vers Bahia absolument palpitante. Le leader Douguet résistera t'il à la pression de son dauphin l'Espagnol Alex Pella? Et où s'arrêtera la chevauchée du Havrais Maslard? la cavalcade finale dans les alizés est lancée. Elle devrait trouver son issue mardi prochain dans la baie de tous les saints.

La tête à l'envers
Samedi 22 Octobre 2005 -11h.34
Stanislas Maslard a donc franchi cette nuit et pour la première fois de sa jeune carrière l'équateur. Il navigue désormais "la tête à l'envers" dans l'hémisphère sud. Pour fêter dignement l'évènement, il s'est emparé de la cinquième place au dépend d'Adrien Hardy. Stan ne compte "plus" qu'une soixantaine de milles de retard sur le leader Corentin Douguet. Sa remontée spéctaculaire lui a fait gagner 5 places en deux jours et le podium n'est plus distant de son étrave que d'une vingtaine de milles. A quatre jours de l'arrivée à Bahia, le jeune Havrais peut nourrir les espoirs les plus fous! Toujours décalé dans l'est, il poursuit son grand mouvement tournant au vent de la flotte. Les alizés sont bien présents et Stan tire le meilleur parti de son plan Lombard.

Deux semaines en mer
Vendredi 21 Octobre 2005 -18h.21
Stanislas Maslard bouclera demain sa deuxième semaine de mer, en course et en solitaire à bord de son proto 6,50 Marc Lombard. Le Havrais a, depuis le départ de Lanzarote, alterné le très bon et le "un peu moins bien", sans jamais céder à la moindre parcelle de médiocrité. En tête après 4 jours de course, il a un temps poursuivi un peu trop à l'est de la route directe son option vers le pot au noir. Ses adversaires les plus immédiats, bien calés sur l'ortho lui ont alors facilement (trop?) repris des milles en parcourant moins de route que lui vers le Brésil. Maslard chutait en milieu de semaine à la 10ème place (sur 67 coureurs encore en course), son plus mauvais classement depuis le départ. Il s'est depuis attelé patiemment à reconquérir le terrain perdu, avec diligence et intelligence. Sa position au vent de la flotte à l'orée des alizés de Sud Est lui permet de s'appuyer sur un angle de vent favorable à son voilier. Stan allonge la foulée depuis deux jours. 6ème au classement du jour, il se rapproche d'Adrien Hardy pointé 5ème avec 14 petits milles d'avance. Il franchira cette nuit la si symbolique marque de l'Equateur. Bien calé dans le sillage des leaders "historiques" et grands favoris de la course, il peut raisonnablement espéré faire son entrée placé dans la baie de Salvador dès lundi prochain 25 octobre..

Stan Maslard ; le retour
Vendredi 21 Octobre 2005 -11h.31
Ainsi qu'on pouvait l'observer hier, le jeune coureur Havrais Stanislas Maslard revient aux avants postes de la Transat 6,50. A quelques encablures de son premier franchissement de l'Equateur, Stan vient de réintégrer le groupe de tête de la course. Il est pointé 6ème ce matin et maintient un intéressant décalage en latéral à l'est de la flotte. Il a parcouru plus de 170 milles ces dernières 24 heures à 7,10 noeuds de moyenne. Corentin Douguet est toujours en tête mais Yves le Blévec et Alex Pella ne sont plus qu'à 15 milles de son tableau arrière. Rien n'est décidément joué dans cette Transat, ni pour le podium, ni pour les accessits à Bahia. Arrivée estimée des premiers : mardi prochain 25 octobre.

La cuiller!
Jeudi 20 Octobre 2005 -21h.03
Stan Maslard continue de glisser au vent de la flotte de cette transat 6,50 et poursuit son mouvement enveloppant par l'Est.La phase de reconquête est lancée et le Havrais reprend une place ce soir au général. Il pointe désormais 9ème et aperçoit trois concurrents en point de mire à moins de 8 milles de son étrave. "Point de mire" étant bien entendu une vue de l'esprit puisque le bateau Normand navigue décallé dans l'Est. Stan se recalle en douceur sur la route directe en s'appuyant babord amure sur un flux de sud bien ordonné. La vitesse est au rendez vous et Stan progresse à plus de 7noeuds de moyenne. Avec chaque heure qui passe, son CMG (Course Made Good - et non pas VMG comme on le dit trop souvent et à tort - Thanks Jean Luc!) s'améliore, c'est à dire que les milles effectivement parcourus sur le fond le rapprochent de la marque finale. L'Equateur est en vue et Stan le franchira demain pour la première fois de sa vie. Y pensera t'il au moins, absorbé par le terrible combat qu'il mène depuis les Canaries? son retour dans le Top Ten est en tout cas tonitruant. Et ce n'est pas fini!

Stan limite les dégâts
Mercredi 19 Octobre 2005 -18h.13
En empannant en milieu de journée babord amure, Stan Maslard remet un peu d'ouest dans sa route et revient vers l'orthodromie, la route théorique directe vers salvador. Il jugule ainsi quelque peu l'hémorragie de milles avec ses prédécesseurs et maintient sa 10ème place au classement, à quelques milles seulement de la 5ème place. Avec 126 milles parcourus en 24 heures, il alonge doucement la foulée à 5,3 noeuds de moyenne. Autant dire, alors que les concurrents atteignent seulement la mi course, que rien n'est joué dans cette Transat 6,50 pleine de rebondissements. Les alizés bien établis devant les étraves du Havrais à partir de 4 degrés de latitude Nord vont donner aux Minis dernières générations l'occasion de s'exprimer. Le bateau qu'a construit Stan Maslard en 2002 dans un hangar de la Société des Régates du Havre est issu d'un dessin novateur de l'architecte Marc Lombard. Ce voilier est taillé pour la vitesse aux allures débridées, des conditions que Stan s'apprête à rencontrer à partir de ce soir. Décalé dans l'est par rapport à la tête de la course, il devrait bénéficier d'une meilleur angle de vent que certains de ses prédécesseurs dotés de voiliers moins à l'aise dès qu'il s'agit de serrer le vent. Un sprint de vitesse va dorénavant s'engager vers les côtes d'Amérique Latine. Au programme, vent fort et chaud, houle prononcée, poissons volants, longues heures à la barre sous gennaker et rêves de Brésil plein la tête...

Dur!dur!
Mercredi 19 Octobre 2005 -11h.30
118 milles parcourus en 24 heures, à 4,8 noeuds de moyenne! Le pot au noir prélève son écot sur un Stan Maslard prisonnier d'un faible flux de Nord Est perturbé par quelques zones orageuses. la nuit a dû être pénible à bord du bateau rouge!Le leader Yves le Blévec poursuit très à l'ouest sa cavalcade qui le ramène doucement sur l'orthodromie, à près de 7 noeuds de moyenne. Le déficit avec le leader augmente donc et Stan est désormais à 110 milles de la tête de la course, pointé en 10ème position, son plus mauvais classement depuis le départ de Puerto Calero. Plus grave, son positionnement très est laisse porte ouverte à des adversaires intercalés qui ne se font pas prier pour s'engouffrer dans la brèche. Tanguy Delamotte, 6ème ou sébastien Gladu ont ainsi réintégré le Top Ten de la flotte. C'est une journée difficile qui s'annonce pour le Havrais en route vers l'Equateur. Les fichiers météos ne laissent guère augurer de porte de sortie rapide. les alizés de Sud est ne sont pourtant pas bien loin, vers les 3 ou 4 degrés de latitude Nord. Dès qu'il les aura touché, Stan pourra faire jouer l'atout qui lui reste dans sa manche, ce décalage en latéral qui va lui offrir au moins au départ un angle de vent plus favorable à la vitesse qu'à ses compagnons "occidentaux" qui navigueront eu plus près du vent. Les concurrents ont atteint la mi-course. Une grosse semaine d'alizé les attend pour cavaler vers Salvador de Bahia.

Pot au noir!
Mardi 18 Octobre 2005 -18h.27
Stanislas Maslard évolue depuis ce matin dans l'espace caractéristique du pot au noir. Ambiance humide et chaude, ciel couvert, grains... Et le vent dans tout cela? Les fichiers météos montrent bien le côté perturbé de la zone située entre 10 et 4 degrés de latitude Nord. Le flux général semble s'orienter à l'Est Sud Est annonciateur des alizés de l'hémisphère sud. Mais ce vent est erratique, passant de 5 à 20 noeuds, voire plus sous les orages. Stan maintient sa route cap au Sud. L'equateur se profile devant les étraves du Havrais qui connaitra là un grand moment dans sa jeune vie de marin. Espérons pour lui que Neptune l'y attend avec un alizé soutenu pour courir sus aux leaders. Le classement de ce soir n'apporte que peu de modifications mais elles sont de taille ; Sébastien Gladu et Tanguy Delamotte, sérieux adversaires de Stan au classement général sont de retour dans le tableau arrière du bateau rouge!


Ca passe à l'Ouest
Mardi 18 Octobre 2005 -12h.02
Ca passe pour Le Blévec. Le skipper Trinitain multiplie décidément les bonnes options, privilégiant l'Ouest depuis son départ de Lanzarote. Le blévec a du vent et inspire ses petits camarades de jeu. Corentin Douguet s'est ainsi aligné sur sa stratégie. Alex Pella et Isabelle Jotschke tirent aujourd'hui leur épingle du jeu avec une position proche de l'orthodromie. Ils sont respectivement 3 et 4ème. Le groupe qu'emmène Stanislas Maslard poursuit sa route au sud et cède un peu de terrain par rapport au leader. Stan, 6ème, est désormais à 70 milles de Le Blévec. Les bateaux les plus à l'Est sont donc entrés les premiers dans le pot au noir et ralentissent sérieusement. Ephémère leader la semaine dernière, l'italien Andrea Caracci pointe ce matin en... 32ème position. Les "Occidentaux" sont aujourd'hui à leur avantage. Ils devront néanmoins se recaller sur la route directe dans les alizés de sud est. L'angle au vent leur sera alors moins favorable et moins propice à la vitesse que pour leurs petits camarades ressortis plus à l'est du pot au noir. Cap ou vitesse? Les jeux sont faits. Rien ne va plus!

Choix de route
Lundi 17 Octobre 2005 -19h.19
Le vent est faible. Les vitesse chutent. Et les crânes doivent sérieusement bouillonner chez les coureurs en tête de la Transat 6,50 où les 9 premiers concurrents ne sont distants que de 45 milles. Entre Corentin Douguet qui s'est aligné cette nuit dans le sillage du leader Yves le Blévec, et l'étonnante Isabelle Joschke, 9ème, l'écart est d'un peu plus de 10 milles. L'italien Andrea Caracci semble aujourd'hui bien embarrassé avec son option orientale. Il met cap au Sud Ouest et a chuté à la 10ème place, à plus de 60 milles du leader. Alex Pella, 4ème et Isabelle Joschke navigue entre les deux hommes de tête et l'ex groupe des 5 auquel appartient Stanislas Maslard et dont Adrien Hardy vient de se désolidariser pour mettre à son tour de l'Ouest dans sa route. Le groupe Maslard continue une descente plein sud vers l'équateur. Tous ces hommes (et cette femme) ont bien sûr à l'idée le passage du pot au noir, traditionnellement établi entre 5 et 8 degrés de latitude Nord, c'est à dire à un peu plus d'une journée des navigateurs solitaires. Rappelons que le règlement de la Transat 6,50 interdit aux coureurs toute assistance extérieure. Les "Ministes" naviguent sans fichiers informatiques alimentés par satellite et bien entendu sans routage. Il n'y a pas de téléphone à bord.Ils font leur route avec un GPS et le bulletin météo diffusé par RFI.

Ca tasse devant
Dimanche 16 Octobre 2005 -18h.16
La tête de la flotte de cette passionnante Transat 6,50 s'étale désormais sur près de 200 milles, entre l'homme du Far West, Yves le Blévec, premier, et l'oriental italien Andrea Caracci, pointé troisième. Corentin Douguet est second ce soir, sur une route intermédiaire qui tend à prendre de l'ouest. Calés sur l'ortho, ils sont cinq dans un mouchoir de poche à leur donner la chasse. Bien au chaud au coeur de ce petit peloton de chasse, Stan le Havrais pointe en 5ème position. Les bateaux descendent babord amure dans un vent de Nord Nord Est peu soutenu d'une dizaine de noeuds. Les vitesses ne sont donc pas très élévées ce qui explique aussi les faibles écarts. Ce vent est appelé à se renforcer légèrement en prenant de l'Est. Les îles du Cap Vert ne sont plus qu'un joli souvenir dans les têtes des solitaires. Place au pot au noir que l'on dit peu actif cette année. N'empêche. Gare à ses pièges!

La belle semaine de Stan
Samedi 15 Octobre 2005 -12h.34
Une semaine après le départ de Puerto Calero aux Canaries, le bilan du jeune coureur Havrais Stanislas Maslard est en tout point satisfaisant. Le Sociétaire de la SR Le Havre est d'emblée parti dans l'Est , au ras des côtes de Mauritanie chercher un étroit couloir de vent de secteur Nord pour se déhaler des systèmes perturbés de l'Archipel. Maslard s'est rapidement trouvé aux avant postes et avec l'alizé de Nord Est au rendez vous, il a pu entreprendre une longue et périlleuse descente au portant vers le passage obligé des îles du Cap Vert. Sur une mer décrite par les bateaux accompagnateurs de la course comme "grosse et désordonnée", les navigateurs solitaires ont été durement malmenés et nombre d'avaries plus ou moins importantes ont été déplorées par les coureurs. Stan a suivi à grande vitesse le plan de route qu'il s'était fixé. Il parvenait même mercredi dernier à s'emparer de la tête du classement. Il tient toujours fermement sa place dans le haut du peloton. Il négocie depuis vendredi soir et par le Nord Ouest la traversée à haut risque de l'Archipel du Cap Vert. Stan a, à l'évidence déjà présente à l'esprit la prochaine difficulté de ce passionnant parcours vers le Brésil et Salvador de Bahia, le franchissement de la zone de convergence intertropicale, aussi dénommée par la marine du 18ème siècle, "pot au noir". Disposant pour seule et unique information météo du bulletin international diffusé sur les ondes de RFI, les solitaires vont, entre 5 et 8 degrés de latitude Nord, jouer une drôle de partie de poker, cherchant à l'intuition une porte de sortie vers l'Equateur et les flux soutenus de l'alizé du Sud Est. Stan reste pour le moment en embuscade derrière les deux ténors Corentin Douguet et Yves le Blévec. Son duel avec Adrien Hardy ne fait que commencer. Il lui faut désormais contenir les retours toujours possible des concurrents qui le précèdent au classement de la première étape. stan est en effet à ce jour en position de réaliser un véritable exploit en entrant dans le Top 5 de sa première grande course transatlantique en solitaire.

L'Ouest paie
Vendredi 14 Octobre 2005 -13h.28
L'option Ouest suivie depuis les Canaries par Yves le Blévec rapporte de sérieux dividendes au skipper trinitain qui s'empare de la première place du classement avec 13 milles d'avance sur Corentin Douguet et 40 sur Stan Maslard, toujours accroché à la tête de la course. Le Havrais semble suivre une stratégie très similaire à celle de le Blévec qui devrait dans la journée se recaller sur sa route. Les deux hommes vont laisser à tribord l'île de Santo Antao qui préfigure avec l'ïle Maio plus au sud Est la porte de passage obligée au coeur de l'archipel du Cap Vert. Cette route leur pemettra t'elle déviter les fameux dévents provoqués par les hauteurs des volcans de l'île? Corentin Douguet, plus à l'est se dégagera t'il facilement des îlots? ou les concurrents plus à l'est ont ils raison de passer au vent des îles? Le week end nous apportera les réponses. Stan a de toute façon réalisé un premier quart de course tout à fait remarquable, s'emparant même du commandement mercredi dernier, et ne quittant jamais le trio de tête. Son recalage dans l'ouest semble porter ses fruits. Il signe le 8ème meilleur chrono de la flotte ces dernières 24 heures avec 152,2 milles parcourus à la vitesse moyenne de 6,34 noeuds. Yves le Blévec fait mieux avec 172,2 milles parcourus à 7,20 noeuds de moyenne. Corentin Douguet n'affiche pour sa part "que" 147,1 milles soit 6,13 noeuds de moyenne. A Stan de bien gérer ce périlleux zig zag au milieu de l'archipel.

Stan arrondit sa route
Jeudi 13 Octobre 2005 -17h.48
Stanislas Maslard a repris une place au classement général. Il pointe ce soir à la troisième place derrière les deux ténors de l'épreuve, Corentin Douguet et Yves le Blévec. Et si Stan semble laisser filer le leader Douguet sur une route pein sud vers l'archipel du Cap Vert, il arrondit désormais sa route pour plonger au coeur des îles et la "porte" mise en place par l'organisation entre l'île de Santo Antao dans le Nord Ouest de l'Archipel et le petit îlot de Maio dans le Sud Est du Cap Vert. Une porte d'environ 130 milles de large qui laisse grande place à la stratégie et aux options. En se recalant vers l'Ouest, Stan, à l'instar de Le Blévec entend "couper le fromage" au plus court, au ras de Santo Antao et mettre ainsi au plus vite cap vers le Brésil. Option intelligente certes, mais risquée si l'on considère les fameux "dévents" de ces îles volcaniques qui culminent à plus de 1 500 mètres et dont les cônes sans vent se prolongent parfois sur plus de ... 80 milles. En attendant, Maslard poursuit sa bagarre en tête de la flotte, dans un vent de Nord Est soufflant à présent à plus de 20 noeuds et sur une mer que les bateaux accompagnateurs présents sur zone qualifient de "grosse". Sous gennaker ou spi de tête, les Minis 6,50 sont à l'ouvrage, sous les embruns et dans la chaleur. Les heures à la barre doivent être bien longues si l'on en croit les statistiques. Les trois hommes de tête tutoient les 200 milles avalés chaque jour, ce qui laisse supposer des pointes à plus de 13 noeuds et une présence à la barre importante.

Chassé croisé
Mercredi 12 Octobre 2005 -11h.02
Nouveau pointage ce matin et nouveau changement de leader. Stanislas Maslard a laissé le commandement de la flotte à Corentin Douguet. Les deux hommes naviguent toujours au portant, tribord amure dans un vent pas encore totalement établi au Nord Est. Douguet semble dans ces conditions privilégier la vitesse, en choisissant le meilleur angle de vent pour descendre quitte à s'éloigner quelque peu de l'ortho et de la route directe. Stan reste quant à lui fidèle à sa position à l'Est. Il sait que l'alizé de Nord Est finira par rentrer et que sa position proche des côtes mauritanniennes lui offrira alors l'angle de vent propice à descendre vers les ïles du Cap Vert avec le meilleur rapport cap-vitesse. Stan et Douguet sont en attendant bien accrochés en tête d'une flotte de plus en plus étalée en latitude.

Maslard aux commandes
Mardi 11 Octobre 2005 -17h.21
Stanislas Maslard s'est emparé de la tête de la Transat 6,50. Il devance Corentin Douguet de plus d'un mille et Isabelle Joschke de 5. Des écarts encore peu significatifs au regard des distances à parcourir vers l'arrivée, mais qui restituent bien le quasi sans faute effectué par le coureur Havrais depuis le départ samedi soir de Lanzarote. Stan avait prévenu : "Vous n'avez encore rien vu." Et bien, force est de constater qu'il ne s'agissait pas là de bravade gratuite dans la bouche de l'un des benjamins de cette course (24 ans). Stan s'est superbement sorti du régime de Sud Ouest qui a contraint la flotte à louvoyer pour s'éloigner des Canaries. Il est ensuite allé chercher un peu de pression au ras des côtes Mauritaniennes que l'on dit infestées de pirates. Son positionnement au vent de la flotte lui permet depuis la fin de nuit dernière de toucher ce qui ressemble à l'alizé, une douzaine de noeuds de Nord Est appelées à se renforcer ces prochaines heures. Grand voile bien ouverte et grand spi déployé, son Mini 6,50 construit par ses soins au Havre glisse à présent à bonne vitesse vers le passage obligé au milieu des îles du cap Vert.

La gagne de Stan
Mardi 11 Octobre 2005 -11h.31
Bonne option, bonne trajectoire, bon placement... et une seconde place au général qui vient récompenser ce matin la justesse des choix du jeune navigateur Havrais... Stan est dans le tableau arrière de Corentin Douguet. Il a repris quelques longueurs à Isabelle Joschke, preuve qu'il ne suffit pas d(être bien placé, encore faut il continuer de faire marcher la machine...

Avantage à l'Est
Mardi 11 Octobre 2005 -09h.28
Peu d'écarts significatifs au pointage de ce mardi matin. Un constat simplement, les options occidentales s'avèrent calamiteuses, tandis que les coureurs qui à l'instar de Stan Maslard avaient résolument choisi de longer au plus près les côtes de Mauritanie se sont replacés sans coup férir dans la bonne veine de vent et sur une route proche de l'orthodromie. Trois concurrents se placent ainsi ce matin en position très favorables, Corentin Douguet bien sûr, pointé troisième,avec dans son sillage le Havrais Stanislas Maslard lui même suivi comme son ombre par Isabelle Joschke. Nul doute que ces trois là naviguent à vue, ce qui ne manque pas de créer une émulation propice à la vitesse. Leur placement à l'est devrait leur permettre de toucher les premiers la pression des alizés de Nord Est. Ce serait alors l'autoroute sous spi vers les passage obligés des îles du Cap Vert. Au troisième jour de course, Stan est plus que jamais dans le bon wagon, devant ses principaux adversaires au classement général pour les accessits à Bahia.

Ca passe pour Stan
Mardi 11 Octobre 2005 -09h.28
Le classement de ce lundi soir, établi après deux jours de course, semble confirmer le bien fondé de l'option au ras des côtes Mauritaniennes suivie par le jeune coureur Havrais. Stan est localisé en 4ème position du classement général, dans le sillage immédiat de Corentin Douguet et à un peu plus d'un milles en route directe derrière le leader Yvan Noblet situé beaucoup plus à l'Ouest. Le début de course du jeune Maslard est donc en tout point satisfaisant. Sur une aussi longue étape (2 900 milles) vers le Brésil et Salvador de Bahia, le "décollage" de Lanzarote aux Canaries est incontestablement une première épreuve difficile où certains écarts peuvent déjà se creuser. Stan semble parfaitement maîtriser cette première équation et sa décision de glisser à seulement une douzaine de milles des côtes Africaines lui permet de retrouver un petit flux orienté au Nord dans un premier temps, puis de glisser vers les fameux alizés de Nord Est qui l'emmeneront jusqu'aux îles du Cap Vert, passage obligé sur la route de Salvador de Bahia tracée par les organisateurs de la transat 6,50 2005.

Du sceau du bon sens
Lundi 10 Octobre 2005 -15h.16
Stanislas Maslard a pris un départ plein de détermination samedi dernier, décidé à gommer ses imperfections et ses frustrations de la première étape . Stan a bien analysé les plus et les moins de son parcours. il est parti samedi avec en tê^tê une stratégie météo qu'il s'applique à mettre en place sur l'eau. Il profite d'un étroit couloir de vent au ras des côtes de Mauritanie pour se rapprocher des îles du Cap vert et des alizés de Nord Est qu'il espère toucher avant ses petits camarades partis dans l'ouest des Canaries contourner le centre de la dépression. Le classement en distance au but ne reflète donc pas encore la physionomie de la course. Les coureurs partis dans l'ouest peuvent rencontrer un peu plus de pression d'Ouest, descendre tribord amure et couper la trajectoire du groupe qu'emmène Stan. Mais le havrais peut aussi toucher les alizés le premier et capitaliser vers les îles du cap vert. Stan pointe ce matin à la 9ème place du général.

Clin d'oeil Atlantic
Vendredi 07 Octobre 2005 -08h.14
A 24 heures du départ demain samedi à 17 heures 17 de la seconde partie de la Transat 6,50, la plus longue, près de 6 000 km vers salvador de bahia, soit une vingtaine de jours de solitude, Stanislas maslard nous livre ses derniers sentiments depuis lanzarote. "Le bateau est fin prêt. La mâture n'a aucunement souffert de la première étape. J'ai du taper une caisse en plastique car j'avais une déchirure sur le flan tribord. Un peu de stratificatio et tout est réparé. Toutes mes voile sont en bon état sauf la grand voile qui a souffert à cause des lattes brisées. Nous avons beaucoup travaillé dessus pour la remettre comme neuve. Le bout dehors a etait modifié pour permettre de meilleurs réglages. La carène est "nickel". J'ai changé quelques poulies qui avaient souffert sous spi. Pour le reste, j'ai vécu 15 jours de surf et de baroude dans la montagne des Canaries. J'ai profité de la longueur de l'escale pour découvrir cet endroit très étrange de la planète. Sans oublier la préparation physique et les séances d'étirements du docteur Farugia. Mon genou est toujours "en vrac" et il faudra que je me fasse enlever le ménisque pour etre tranquille à l'avenir. Voila! Que du bonheur de savoir qu'on va enfin s'attaquer a l'Atlantique. Me voilà donc remonté comme une pendule pour la seconde étape. Je vais lâcher mes frustrations de la précédente et je pense que ça va "envoyer du bois". On s'attend à un départ au près ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour moi. A suivre.... Je prépare demain une météo avec Jean-Yves Bernot et j'aurai juste avant le départ un dernier point avec Yannick Bestaven. Il me reste le plus important à régler car c'est d'ailleurs ce qui m'a fait défaut lors de la première étape : la musique. Ma stéréo du bord est toujours en panne. Grosse bise a tous les gens que j'aime et qui on fait partie de cette formidable aventure. Le meilleur reste a venir, je vous le dis... Stan. Stanislas maslard a terminé 11ème de la première étape entre la Rochelle et Puerto Calero aux Canaries sur 72 partants. Le classement général s'effectuera sur l'addition des temps des deux étapes. Stan est à moins de deux heures de la 5ème place, une misère à l'échelle de l'Océan à traverser.

Une deuxième mi-temps à haut risque
Vendredi 30 2005 -12h.23
La deuxième étape qui partira le 8 octobre vers Salvador de Bahia (2 900 milles nautiques)emmènera les marins dans l'hémisphère Sud. Pour cela ils devront descendre jusqu'au Cap-Vert où la marque de parcours est l'île de Maio, la plus à l'est de l'archipel. Cela permettra aux concurrents de choisir leur route et de tenter des options ; afin de mieux se positionner pour appréhender le fameux Pot au Noir, cette zone de convergence intertropicale où les vents de l'hémisphère Nord rencontrent ceux de l'hémisphère Sud. C'est une zone particulièrement délicate où les bateaux peuvent rester de longues heures sans vent et d'un seul coup subir un grain à 50 noeuds ! Une attention de tous les instants est donc nécessaire pour sortir au plus vite de cette zone à haut risque. Une fois l'équateur franchit, et après avoir fait la traditionnelle offrande à Neptune, tradition de marins oblige, les concurrents toucheront l'alizé de sud-est qui les emmènera jusqu'à Salvador de Bahia. L'idéal est passer le plus à l'ouest au niveau de l'équateur et du Pot au Noir pour sortir le plus à l'est possible. Une vraie situation Kafkaïenne car les vents dominants versant sud seront d'est et de sud-est !

Prêt pour le 8
Lundi 26 2005 -18h.51
Stanislas Maslard a déjà l'esprit au départ du 8 octobre prochain, pour ce qui constitue le morceau de bravoure de cette Transat 6,50, la traversée de l'Atlantique vers les côtes du Brésil et Salvador de bahia (3 000 milles). Son proto Lombard de 2003 n'a apparemment pas souffert des 1 300 milles de ralliement depuis la Rochelle ni du rythme soutenu que le jeune Havrais a dû imposer à sa monture. Son soucis de lattes, très pénalisant au demeurant car c'est bien avec une voile vrillée que Stan a effectué l'essentiel du parcours, sera vite réparé. L'assistance mise en place par Jean Marie Caillaud et Quai 17 est à Puerto Calero et les lattes carbone brisées seront vite remplacées par des lattes en fibre de verre, un poil plus lourdes mais tellement plus résistantes. L'avitaillement ne sera pas une contrainte ; Stan n'ayant eu que peu de temps pour se nourrir, il suffira de refaire le plein de barres vitaminées pour que le bateau rouge soit à nouveau en ordre de route. Stan doit ces prochains jours se reposer, bien sûr, mais surtout rester concentré et petit à petit "rentrer dans sa course" en intégrant l'évolution des données météo du départ et d'un parcours aventureux à souhait. Des Canaries, les Ministes vont d'abord laisser sur leur gauche les îles du Cap Vert avant d'affronter le fameux pot au noir( Zone de Convergence Intertropicale). Viendra ensuite la grande cavalcade dans les alizés de Sud Est avant l'attérissage sur la corne du Brésil, et la descente vers Salvador de bahia, sa baie immense et ses promesses d'interminables paresses océanes...

Stan : l'Interview
Dimanche 25 2005 -13h.28
Stan Maslard est arrivé hier soir à Puerto Calero aux Canaries, au bout du courage et au bord de l'épuisement. Une bonne nuit de sommeil et Stan jetait dès ce matin un regard plein de lucidité sur sa course et sur son aventure. Extraits : "La dernière nuit, pour moi comme pour tous les autres a été dantesque. L'état de la mer s'était considérablement dégradé à environ 70 milles des Canaries due aux remontées de fond. Dans un vent soufflant à plus de 20 noeuds, j'ai tenu à garder le spi le plus longtemps possible pour faire route directe. C'était le "run de la mort", car j'étais véritablement épuisé et sujet aux hallucinations." 3 heures de sommeil... depuis le départ. "Cela a été très difficile de gérer le sommeil et l'alimentation du fait du rythme incroyablement élevé de la course. Il fallait être dessus tout le temps, barrer, régler, affaler, renvoyer... à ce rythme, on attrappe deux ou trois trucs à manger, barres protéinées à la va vite et on ne dort pas. J'estime avoir dormi un total de trois heures cumulées sur toute cette semaine." Lattes cassées "Ma déception, légère, vient de ma place. Mais dès Fort Boyard, j'ai cassé toutes mes lattes de Grand Voile. j'ai traversé le golfe de Gascogne comme j'ai pu, plutôt bien et auiréussi à changer les lattes au large de Vigo. Mais elles ont recassées aussitôt et j'ai fait toute la course avec la grand voile déformée. Très pénalisant en vitesse." Le moral? "J'au une pêche d'enfer. Je sais dorénavant que c'est une course que je peux gagner à l'avenir, en 2007. Quant à cette édition, j'ai préservé mes chances pour des places d'honneur car les écarts, jusqu'à la 5ème place, sont minimes au regard de l'océan qu'il nous reste à traverser."

Satisfaction pour une première
Dimanche 25 2005 -12h.12
Stanislas Maslard réalise une très honorable performance en s'adjugeant la 11ème place de la première partie de la Transat 6,50 La Rochelle-Puerto Cuervo-Salvador de bahia. Stan a parcouru les 1 300 milles depuis la Rochelle en un peu plus d'une semaine. Il est arrivé hier soir samedi à 20heures, 28mn et 30secondes, soit 11 heures, 26 minutes et 15 secondes derrière le vainqueur Corentin Douguet, soit un temps de course (sous réserve de validation officielle) de 7 jours, 03 heures et 2 minutes. Pour sa première course océanique, le jeune Havrais (24 ans) n'a certes pas fait un sans faute mais les motifs de satisfaction sont nombreux. Sa sortie du Golfe de Gascogne, 5ème à la pointe Finisterre dans le sillage immédiat des leaders était en tout point parfaite. A examiner, ce long bord à l'ouest longtemps suivi par Stan et qui a laissé la porte ouverte aux concurrents restés sur une route médiane. Stan recroisait jeudi soir dans le paquet sans avoir véritablement capitalisé sur son option au large. Avec cette 11ème place, il préserve intact son objectif de départ d'entrer dans le top 10 à Bahia sur les 72 concurrents inscrits au départ de la Rochelle.

STAN 11ème
Samedi 24 2005 -21h.19
Stan Maslard, vient de passer la ligne d'arrivée de la 1ère étape en 11ème position à 19h28 heure de Paris. Toutes les infos demain matin en ligne.

STAN REVIENT DANS LE MATCH
Samedi 24 2005 -12h.19
11ème au classement d’hier soir, Stan Maslard pointait ce matin à 8 heures (heure française) en 8ème position à 100 milles de l’arrivée. Ce retour dans la course du jeune coureur havrais s’explique à la fois par une trajectoire plus directe et par la vitesse de son plan Lombard aux allures portantes. Stan est plus que jamais dans le coup pour une place d’honneur ; le 5ème Adrien Hardy n’est qu’à 17 milles dans son sud-ouest. Le vent fraîchissant 4 à 5 Beaufort de secteur Nord est propice aux performances, comme en témoigne l’arrivée ultra-rapide ce matin du vainqueur de l’étape Corentin Douguet (8,14 nœuds de moyenne depuis La Rochelle). Reste 100 milles à cravacher, soit une dizaine d’heures d’effort et Stan Maslard aura rempli son contrat.

C'est la lutte finale!
Vendredi 23 2005 -17h.45
A une grosse journée de navigation de l'arrivée à Puerto Calero aux Canaries, ils sont une dizaine de Minis 6,50 à s'aligner comme à la parade derrière les 4 leaders "historiques" de cette Transat 6,50 version 2005, pour un sprint final totalement débridé au portant dans ce bon flux de Nord Nord Est qui les porte depuis plus de 6 jours. De l'espagnol Alex Pella, le plus au large, à Clément Giraud, le plus à l'est, une dizaine de coureurs étalés sur une cinquantaine de milles en latéral, semble calés dans leurs starting blocks, prêts pour un dernier rush. Dans quel état Stan le havrais aborde t'il cette dernière ligne droite? lui le bizut, a t'il su maitriser sa fougue et gérer ses rythmes de repos et d'alimentation? Son proto Lombard de 2003 qu'il a construit et bichonné avec passion et patience a t'il répondu à ses attentes? Et dispose t'il après plus de 6 jours aux allures portantes de toutes ses capacités offensives??? toutes ces questions trouveront ce week end leurs réponses de la bouche mêmê du pricipal intéressé. Si la lutte pour la victoire semble bien circonscrite au mano a mano entre Corentin Douguet et le surprenant Sébastien Gladu, les places d'honneur sont encore à distribuer. Stan, classé 11ème, accuse en ligne directe 11 petits milles de retard sur le fauteuil de 5ème. A l'instar de ses petits camardes de jeu, Stan va tout donner durant ces dernières 36 heures de course. Une lutte au bout du courage et de la résistance physique s'engage. Verdict dimanche?

Stan rentre dans le rang
Vendredi 23 2005 -11h.38
Stanislas Maslard a cette nuit totalement annulé son décalage (stérile) dans l'ouest et réintégré la flotte. Il a croisé hier soir plus de 65 milles dans le tableau arrière du leader Corentin Douguet et poursuit aujourd'hui un cap au Sud Sud Est vers les côtes Mauritanniennes. Stan évolue 100 milles dans l'Est de Madeire et prolonge un long bord bâbord amure dans un vent de Nord toujours bien établi pour 15 à 20 noeuds. Ce recalage annihile toute chance d'optionner par rapport à la tête de la course. Mais le jeune Havrais peut encore jouer placé. Une dizaine de milles seulement le sépare en distance au but de la 5ème place. Tous les classement sont très volatiles et changent au fil des heures au rythme des empannages plus ou moins rapprochants. Stan doit à présent compter sur sa résistance physique et sur les qualités de son bateau aux allures portantes pour rivaliser en vitesse avec tous les ténors de la course, d'Alex Pella, à Jaime Mumbru ou même Nick Bubb, revenus aux avant postes pour un final qui s'annonce grandiose. L'arrivée sur Lanzarote, demain samedi en soirée, avec ses effets de côtes et de courants, nous réserve de nombreuses surprises...

Stan mange son pain noir
Jeudi 22 2005 -19h.34
Stanislas Maslard navigue depuis ce matin bâbord amure, dans le Nord Est de Madeire, cap vers les Canaries. Sa position très à l'ouest du plan d'eau l'a, pour l'instant, pénalisé au classement général, les concurrents placés à la longitude des Canaries bénéficiant d'un meilleur rapport de progression vers la marque. Stan navigue donc à son tour en route quasi directe vers l'arrivée. Sa position à l'ouest devrait lui permettre d'économiser les empannages et de glisser longtemps sur un même bord, plus ou moins appuyé selon les variations d'un vent obstinément orienté au nord. Stan est accompagné dans son option par Tanguy Delamotte. Les deux bateaux naviguent à vue et l'émulation que cela provoque est plutôt une bonne nouvelle pour Stan qui doit privilégier la vitesse pour recoller à ses petits camarades. A 426 milles de l'arrivée, les écarts avec les 3 ou 4 prédécesseurs immédiats restent infimes et Stan court plus que jamais pour une place d'honneur à Lanzarote. Arrivée prévue dès samedi prochain...

L'Ouest ne paie pas...
Jeudi 22 2005 -10h.39
ou bien pas encore. En prolongeant loin son bord vers l'ouest, Stanislas Maslard a du même coup ouvert la porte à ses rivaux les plus directs placés au milieu du plan d'eau et dont les trajectoires plus rapprochantes leur permettent de figurer ce matin devant le jeune Havrais au classement général. Stan est désormais pointé 10ème, à 63 milles du premier. La flotte des Minis évoluent en effet dans un vent majoritairement de secteur Nord, de 15 à 20 noeuds qui les oblige à tirer des bords de portant. Le leader Corentin Douguet a ainsi choisi de tirer des petites bords au centre du plan d'eau, privilégiant la route la plus courte. En restant toute la journée d'hier tribord amure, Stan, après avoir tôt ce matin empanné bâbord amurre, espère descendre vers les Canaries sur un seul bord et économiser les empannages. mais il a aussi laissé la porte ouverte à ses concurrents qui s'engouffrent ce matin dans la brêche. Toute la tête de la flotte évoluant dans le même secteur de vent, c'est plus que jamais un exercice de vitesse pure au portant qui s'offre aux prétendanst à la victoire, et aux accessits à Lanzarote. L'Ouest sourira t'il enfin à Stan? La proximité des côtes du Maroc viendra t'elle perturber la pression don t bénéficie aujourd'hui les leaders? à suivre...

Empannera? empannera pas?
Mercredi 21 2005 -17h.59
Seuls les deux "leader-jumeaux" Corentin Douguet et Sébastien Gladu ont empanné tôt ce matin et naviguent depuis bâbord amurre vers les Canaries. Un moment tenté, Phil Sharp s'est semble t'il ravisé et à relancé en tribord. L'adonnante n'est pas encore au rendez vous et Stan, à l'instar de ses concurrents immédiats poursuit son long bord au Sud Ouest. Une route à l'évidence moins rapprochante que celle suivie depuis l'aube par les deux leaders comme en témoigne les écarts de plus en plus favorables aux deux "fuyards". Stan accuse en cette fin d'après midi près de 52 milles de retard sur Douguet. La pression de ses poursuivants moins engagés dans l'ouest que lui se matérialise également au tableau d'affichage et 8 petits milles ne le séparent plus désormais du dixième concurrent au classement général, l'espagnol Alex Pella. La tête de la flotte doublera ce soir le cap saint Vincent, à la pointe extrème sud du Portugal. Vivement l'adonnante, qui permette à Stan d'engranger désormais des milles en route directe vers les Canaries à moins de 600 milles de son étrave.

Stanislas mène la chasse
Mardi 20 2005 -18h.18
Comme on le redoutait ce matin, un petit groupe de trois coureurs semble avoir pris un avantage qui, s'il n'est encore décisif, est pour le moins significatif. Corentin Douguet, Sébastien Gladu et Phil Sharp on joué à fond leur plongée au Sud Ouest. Ils touchent au large du Portugal un flux de Nord Ouest de plus en plus soutenu qui leur perlmet ce soir de compter une vingtaine de milles d'avance sur Yves le Blévec, 4ème et pénalisé semble t'il par sa trajectoire très (trop) près des côtes. A 47 milles du leader Douguet, Stanislas Maslard suit une route similaires à celle de ses prédécesseurs. Une bonne navigation qui permet au jeune Havrais de se trouver ce soir en position de meneur du groupe de chasse. Après plus de 600 milles de course disputés à bride abattue, la performance du jeune Maslard mérite d'être soulignée. Son bateau est taillé pour le portant et c'est exactement l'allure qui attend les concurrents jusqu'à l'arrivée à Lanzarote. A Stan de bien gérer ses ressources physiques et mentales. La fatigue doit sérieusement commencer à se faire sentir, à un moment où la pression des autres concurrents se fait de plus en plus insistantes. Les écarts sont en effet infimes entre Stan et les 12 coureurs suivants. Il convient donc de soigner les trajectoires, rester vigilant aux manoeuvres et tenir la vitesse tout en ménageant les indispensables phases de sommeil.

Entre Vigo et Porto
Mardi 20 2005 -15h.09
Stan navigue ce matin dans le Nord Ouest du Portugal. Il a passé la rivière de Vigo et devrait croiser cet après midi par le travers de Porto. Le soleil est au rendez vous et la crème solaire est de sortie pour les solitaires qui évoluent toujours au portant, dans un vent dorénavant établi au secteur Nord Nord Ouest pour une dizaine de noeuds. Une accentuation au Nord Ouest est prévu dans l'après midi et les Minis tirent des bord de portant. Le classement pour le groupe de tête évolue donc en fonction de la position des bateaux à l'heure où le relevé satellite est effectué, selon que le bateau évolue sur un bord plus ou moins rapprochant. Stan est ainsi pointé 7ème ce matin, au contact de l'espagnol Mumbru et du Nordiste Cyril Ducrot. Le peloton de tête est très étalé en latéral, entre Ducrot à l'est et Phil Sharp à l'ouest. Stan est bien calé sur un bord intermédiaire, dans le sillage d'Yves le Blévec placé en 3ème position. A noter que les 4 premiers, emmenés par Corentin Douguet maintiennent un petit matelas d'une vingtaine de milles sur leurs poursuivants, matelas qui pourrait s'épaissir en fin de journée si ces quatre lascars touchent les premiers du vent plus fort au large du Portugal.

Fast Stan
Lundi 19 2005 -17h.38
Stanislas Maslard vient de signer une superbe journée au large des côtes de Galice. Alors que son plan Lombard s'apprête à doubler le cap Finisterre, le jeune havrais vient de s'emparer de la 4ème place du général, à la faveur d'un bon placement au vent de la flotte et surtout d'une vitesse impressionnante. Stan a en effet couvert 70 milles depuis le pointage de ce matin, soit une moyenne de 10 noeuds. Il a ainsi comblé son déficit avec le leader Corentin Douguet à moins de 20 milles. le contournement de la pointe de l'espagne est un moment délicat. Il faut tenir compte des courants et des effets de côte. Yves Le Blévec, second du général semble privilégier une route "au raz des cailloux" tandis que Douguet file vers l'Ouest. Les Solitaires attendent une rotation du vent au Nord dans les prochaines heures. Pour l'instant les vitesses sont un peu tombées et les Minis progressent à 4-5 noeuds. stan se prépare à passer sa troisième nuit en mer. Gare aux cargos, car la pointe Finisterre est, à l'instar d'Ouessant une véritable autoroute à tankers, et gare aux pêcheurs très nombreux dans les parages...

Par le travers de la Corogne
Lundi 19 2005 -16h.09
Stanislas Maslard naviguait ce matin par le travers de la Corogne, à environ 50 milles du cap Finisterre, à la pointe occidentale de la péninsule ibérique. Classé 9ème, à quelques longueurs de l'italien Caracci, Stan a persisté dans son choix de route plus nord que ses proursuivants immédiats. Il se donne ainsi plus de champ pour contourner le cap Finisterre et éviter de tomber dans les dévents de la côte. Beaucoup de chambardement dans ce groupe de tête de la Transat 6,50. Si Corentin Douguet est un solide leader avec 8 milles d'avance sur Yves le Blévec, certains coureurs ont quelque peu lâché pied cette nuit, à l'image du Belge Peter Laureyssens. Jaime Mumbru est lui venu sur sa trajectoire sud passer Stan. Les vitesses restent élevées, plus de 9 noeuds et les Minis glissent bien dans un régime d'Est de 15 à 20 noeuds. Reste à bien négocier le contournement du cap Finisterre et trouver le bon positionnement pour aborder la descente le long des côtes d'Espagne puis du Portugal, dans un vent de Nord toujours favorable aux Solitaires. A 6 heures ce matin, Stan était à 978 milles de l'arrivée à puerto calero et à 39 milles du leader.

Stan dans le bon wagon
Dimanche 18 2005 -21h.13
Stan Maslard a semble t'il accroché le bon wagon cette nuit durant la première partie de la traversée du Golfe de Gascogne. Passé hier au large de Fort Boyard en 13ème position, il pointait ce matin à la 8ème place, à 13 milles du leader, l'espagnol Alex Pella. Tous les grands favoris de l'épreuve sont déjà aux avant postes, Corentin Douguet, Phil Sharp, Bernard Gallay, Yves le Blévec... Et Stan fait plutôt bonne figure dans le sillage de ces ténors. Le jeune Havrais navigue relativement Nord par rapport à ses concurrents directs, une position stratégique dans l'attente d'une rotation du vent au Nord avant l'arrivée sur le cap Finisterre à la pointe occidentale de l'Espagne. Stan déplore quelques bris de lattes de grand voile. Une situation guère pénalisante pour le moment aux allures portantes. Il devra attendre une accalmie météo pour les remplacer.

Entre prudence et détermination
Dimanche 18 2005 -21h.12
Conditions de vent et de mer idéales réunies au large de la Rochelle en cette fin d'après midi pour le départ de la 15ème édition de la Transat 6, 50 la Rochelle- Puerto Calero -Salvador de Bahia. L'anticyclone installé sur l'est de la France et qui se décale sous l'influence d'une dépression Atlantique génère au large de la Charente Maritime un vent de secteur Nord Est bien établi fraîchissant en rafales. A 17 heures 17 très précises, les 72 solitaires ont bordé leurs voiles travers au vent pour s'élancer vers la bouée de dégagement mouillée au large du Port des Minimes. Un quart d'heure plus tard, ils enroulaient cette bouée et entamaient la descente au portant vers le mythique Fort Boyard, ultime marque de parcours avant le grand large et Puerto Calero aux Canaries, terme de l'Acte 1 de cette transat 6,50. Stanislas Maslard a choisi de prendre un départ prudent mais déterminé. Face à un vent fort, il a d'emblée pris deux ris dans sa grand voile afin de préserver son mât carbone aux allures près du vent. Mais la descente sous gennaker lui permet conformément à son plan de bataille d'attaquer afin de profiter au maximum des bonnes conditions qui attendent les solitaires pour sortir rapidement du Golfe de Gascogne, au portant, sur mer plate et à bonne vitesse. Stan a d'emblée accroché le bon wagon puisqu'il approchait vers 18 heures de Fort Boyard en 12ème position.

Veillée d'arme à La Rochelle
Vendredi 16 2005 -20h.56
Stan Maslard passe cette dernière soirée à terre avant le grand départ (demain samedi à 17 heures 17 vers Puerto Calero aux Canaries, terme du premier parcours de cette 15ème édition de la Transat 6,50), en compagnie de ses parents venus du Havre. Stan est, selon les dires de son père Charles, "Détendu et très impatient de partir." Point d'angoisse donc du côté du bassin des concurrents à La Rochelle puisque les conditions météo annoncées devraient permettre une traversée du Golfe de Gascogne aux allures portantes, dans un vent de Nord Est appelé à se renforcer. Les 72 candidats à la victoire dans cette transat majuscule bénéficieront donc d'une mise en jambe idéale. Ils effectueront à partir de 17 heures 17 un petit bord vers la Rochelle depuis la ligne de départ mouillée devant Fort Boyard. Une fois enroulée cette bouée spectacle, ils ouvriront les voiles direction la pointe occidentale de l'Espagne. Stan a effectué un dernier point météo avec le célèbre routeur Rochelais Jean Yves Bernot. Il a désormais toutes les cartes pour maîtriser son destin.

Mini Transat - Que du bonheur
Lundi 12 2005 -18h.56
Stanislas fait donc partie des 72 heureux coureurs solitaires autorisés par les organisateurs de la Mini-Transat 6,50 à prendre le départ de La Rochelle dimanche 17 septembre prochain. C’est pour Stan l’aboutissement d’un long chemin de croix entamé il y plus de deux ans. Celui qui a débuté sa carrière comme préparateur de Paul Vatine s’est depuis doté d’un remarquable proto signé Marc Lombard. Durand de longs mois, il a bichonné, peaufiné son embarcation qu’il a soumise à toutes les exigences de qualification. Il s’élancera donc le dimanche 17 septembre pour près de 8 000 km de course en solitaire vers Salvador de Bahia au Brésil, 8 000 km pour donner libre cours à sa passion, satisfaire cette impérieuse envie de naviguer seul à la barre d’un voilier de course, et justifier peut-être une jeune existence déjà toute entière consacrée à la mer. Stan sans état d’âme « C’est un peu curieux, mais je ne ressens aucun stress d’avant course. Je crois que je n’ai jamais été aussi serein avant une course… » Tout à la préparation de son Mini 6,50 à trois semaines du plus grand rendez vous de sa jeune carrière, le Havrais Stanislas Maslard n’est la proie d’aucun état d’âme. La mise au point de son Plan Lombard a occupé et continue d’absorber le plus clair de ses jours (et de ses nuits), laissant peu de place à la gamberge. « Je sais qu’il y aura des moments difficiles » reconnaît t’il, « Probablement dès le départ avec un Golfe de Gascogne et un cap Finisterre jamais faciles à passer… » mais l’humeur du jour semble plus à la délivrance pour le jeune (24 ans) Normand qui laisse sans regret dans son sillage des mois de galère et d’incertitude ; « La qualif’est en poche, le gros du chantier est derrière moi… devant moi, il n’y a que du bonheur… » Dernier chantier. Stan achève cette semaine le dernier gros chantier programmé pour l’optimisation de son proto. L’essentiel de son effort a porté sur la carène, mise à nue et totalement reconditionnée. Les appendices ont eux aussi fait l’objet d’une remise en forme soignée ; safrans, quille, dérives ont été démontés, vérifiés et repositionnés au millimètre près. Contraint à l’abandon lors du dernier Mini Fastnet suite à un problème de pilote, Maslard a depuis beaucoup cogité pour solutionner ce problème et partir avec un maximum d’options de rechange. Il a bien entendu réparé et consolidé les faiblesses de ses pilotes actuels. Il emportera des systèmes de rechange tous compatibles avec sa centrale de navigation. La garde robe de ses voiles est fin prète, avec quelques bottes secrètes sous la forme notamment d’un grand gennaker de brise, idéal pour tenir longtemps la toile au portant… Reste l’avitaillement… Dernier poste à préparer d’ici au 17 septembre, l’avitaillement du bateau en vivres pour de longues semaines de mer. Stan a opté pour le lyophilisé. Pas de café mais du thé (qui agit plus rapidement sur l’organisme), pas de compléments nutritionnels qu’il juge trop chargés en sucres rapides mais des fruits, agrumes notamment qu’il sait pouvoir conserver très longtemps. Seule concession au plaisir : « La cigarette, mais ne le dites pas à mon père… » Stan Maslard en bref… Né le 19 février 1981 au Havre. Brevet de patron à la petite navigation au lycée maritime Anita Conti de Fécamp Préparateur de Paul Vatine, Thierry Dubois, Dominique Wavre, Marc Thiercelin… Convoyeur, préparateur, membre de l’équipage « Dieppe Seine Maritime » A retenir : Date départ de Fort Boyard = samedi 17 septembre à 17h17 ETA arrivée à Puerto Calero (Lanzarote-Canaries) = lundi 26 septembre Date départ de Puerto Calero (Lanzarote-Canaries) = samedi 8 octobre 2005 ETA arrivée à Salvador de Bahia (Brésil) = jeudi 27 octobre Parcours = Fort-Boyard / Puerto Calero (Lanzarote-Canaries) / Salvador de Bahia (Brésil) Nombre de milles à parcourir = 1 350 milles entre Fort-Boyard et Puerto Calero et 2 900 milles entre Puerto Calero et Salvador de Bahia soit 4 250 milles au total. Nombre de kilomètres = 7 871 km